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L'association AHEED

 

Association de La Haute-Égypte pour l’Éducation et le Développement

 

 AUEED association

 

Association of Upper Egypt for Education and Development

 

 

 

Égypte, terre d'histoire

 

S’il est un pays qui donne un symbole de continuité dans le temps c’est bien l'Égypte. Les temples, les tombeaux ainsi que les écrits laissés par des siècles de civilisation donnent l’idée d’un peuple dont la ferveur mystique a pendant des siècles imprégné la pensée comme l’art et les techniques tendant vers un même absolu et une même recherche de perfection.

 

 

 

L'Égypte aujourd’hui 

 

Aujourd’hui, l'Égypte est un grand pays de 88 millions d’habitants. Elle comporte deux principales régions le long de la vallée du Nil : la Haute et la Basse Égypte.

Le pays est à majorité musulmane (94%). Cependant, en Haute-Égypte, vit la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient : des Coptes chrétiens de diverses obédiences, descendants des anciens Égyptiens. Évangélisés au premier siècle par Saint Marc, ils ont préservé au cours des siècles leur foi. Dans un pays où l'islam est religion d'État, ils sont confrontés à des tensions interreligieuses.

La population de Haute-Égypte, essentiellement rurale, est pauvre ; l’essentiel de ses ressources provient d’une agriculture maraîchère à laquelle s’ajoutent quelques cultures de coton et de cannes à sucre que complètent un peu de commerce et d’artisanat. Malgré certains progrès ces dernières années, le rapport Egypt Human Development 2008 nous indique que 66% des populations les plus pauvres vivent en Haute-Egypte et que 95% des villages les plus démunis se situent en Haute-Egypte.

 

 

Historique de l'AHEED : 75 ans en Haute-Egypte

 

 

 

Père Henry Ayrout,
fondateur de l'Association

 

En 1940le Père Ayrout, un jésuite qui avait étudié la vie et les mœurs des fellahs de Haute-Égypte, fonde l’Association Chrétienne de Haute-Égypte (ACHE) dans le but de créer des écoles gratuites pour les pauvres de cette région déshéritée.

 

"Nous construisons nos écoles dans des campagnes, non seulement pour faire accéder les paysans à l'éducation, mais dans l'espoir que l'école du village sera son coeur, sa source de vie."

 

Dans sa thèse "les Paysans" (publiée en 1938 – voir rubrique Egypte), considérée comme une grande référence sur la situation rurale de l'Egypte dans les années 1935-40, il conclut que l'éducation et l’instruction sont la base nécessaire à tout développement de ces zones défavorisées où la grande majorité de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.

 

En 1964, la direction de l'Association est transférée des Pères Jésuites aux séculiers.

 

En 1967, l'Association est enregistrée au Ministère des Affaires Sociales comme "organisation d'utilité publique".

 

En 1990, l’association évolue pour devenir l'AHEED (Association de La Haute-Égypte pour l’Éducation et le Développement). L'Association crée alors 4 bureaux relais dans les gouvernorats de Minieh, Assiout, Sohag et dans la ville de Louxor.

 

 

 

 

 

L'AHEED aujourd'hui

 

L'AHEED est une ONG non confessionnelle; c'est la plus ancienne et la plus importante ONG égyptienne : elle emploie 1100 salariés en Égypte.

 

Son action est centrée sur la Haute-Égypte, la région la plus pauvre du pays.

 

Elle propose des programmes de formation et de développement destinés prioritairement aux enfants, aux femmes et aux jeunes.

 

Il ne s'agit pas d'assistance ni d'aide humanitaire. Il s'agit de donner aux plus pauvres les outils pour changer leur situation économique et participer pleinement à la construction de leur communauté.

 

 

Les centres d'action de l'AHEED

 

L'association s'adresse aux communautés rurales de cinq gouvernorats de Haute-Égypte : MiniehAssioutSohag, Qena (Keneh) et Louxor.

 

Elle gère également une école dans le quartier populaire de la banlieue du Caire de Sharabeya pour aider une population ayant migré de Haute-Égypte.

 

Un centre de promotion féminine est installé à Alexandrie, dans le quartier populaire de Moharem Bey dont la population est aussi composée majoritairement de migrants de Haute-Égypte.

 

 

 

 

Les principales actions de l'AHEED soutenues par notre association des Amis de la Haute-Égypte :

 

– L’enseignement formel et informel

 

L'AHEED possède et gère 35 écoles primaires dont 4 intègrent un cycle "préparatoire" (collège) accueillant actuellement 12 411 élèves (dont 44% de filles). Ces écoles sont ouvertes à tous les enfants : garçons et filles, chrétiens (coptes orthodoxes, coptes catholiques) et musulmans.

Elles sont supervisées par le Ministère de l'Éducation.

 

L'AHEED a continué à soutenir les enfants les plus pauvres, même après que ses écoles furent devenues privées et payantes en 2003-2004. Elle leur offre des exemptions de frais scolaires allant de 25% à 100%. 

 

Les classes sont animées par des professeurs laïcs formés par l'AHEED.

 

Depuis 1986, l'AHEED a développé des "écoles parallèles" pour des enfants entre 9 et 15 ans qui n'ont pas pu être scolarisés normalement (environ 1400 enfants par an dont une majorité de filles). Grâce à un programme aménagé tenant compte de leur environnement familial et de travail, après 4 à 6 ans de formation, ils peuvent obtenir un certificat d'études primaires (reconnu par l'État) qui permet à beaucoup d'entre eux de continuer leur formation.

 

– Lutte contre l'analphabétisme

 

Le taux d'analphabétisme des adultes dans des gouvernorats de Minya, Assiout et Sohag varie entre 40% et 43%. Il est encore plus fort chez les femmes, montant jusqu'à 50%. Depuis les années 1980, l'AHEED a mis en place un programme d'alphabétisation.

 

Le programme de 2 ans concerne 1 600 aduktes de plus de 15 ans, dont une majorité de femmes. Basé sur le parcours programmé "Apprends, libère-toi" inspiré de la méthode de Paolo Freire, l'apprentissage inclut le dialogue et la participation des étudiants comme principale méthode de travail.

 

L'AHEED organise également des classes de poursuite d'étude dans le cycle préparatoire pour les diplômés des écoles parallèles et des classes d'alphabétisation.

 

– La formation

 

L'AHEED gère également des centres de formation et d’éducation d’adolescents et de jeunes adultes. Ainsi, à Hagaza, un important atelier de travail du bois, fondé par des petits frères du Père de Foucault, donne à des jeunes garçons un métier de qualité et un avenir plus stable. Le nouveau Centre de Formation Professionnelle permet d'accroître la nombre de stagiaires et leurs conditions d'apprentissage.

 

Pour les femmes, l'AHEED a également créé des ateliers de tissage et de broderie à Akhmim. Ces ateliers permettent aux femmes d’accéder à une certaine indépendance financière et ainsi revaloriser leur statut. Elles y sont également alphabétisées et participent, avec l’aide des premières femmes formées, à des programmes d’éducation sanitaire et de soins maternels et infantiles.

Le centre est soutenu par l'artiste connu Adli Rizkallah qui oeuvre à développer la créativité des artistes de l'art naïf et à former une nouvelle génération.

 

– les projets de microcrédits

 

L'unité de microcrédits de l'AHEED a été créée en 2001. Le programme porte sur 4 000 bénéficiaires par (dont 25% de femmes) pour un portefeuille de 12 millions de LE, soit un prêt moyen de l'ordre de près de 3 000 LE.

A noter que le taux de remboursement est de 99,49%.

Les prêts couvrent les domaines d'activité d'élevage d'animaux (40%), de commerce (33%), de services (8%).

 

Informations complémentaires sur l'AHEED

 

Le siège de l'Association de la Haute-Égypte pour l'Education et le Développement est basé au Caire dans le quartier de Daher : 65, El Obeissi Street.

 

Voir également :

 

– le rapport annuel 2014-2015 (anglais)

 

– le site internet de l'AHEED (en anglais) : www.upperegypt.org/